CONSEIL MUNICIPAL DU

                                  2 OCTOBRE 2009

 

N°11 Population

 

           Création d'une chambre funéraire.

 

S'agissant d'un équipement supplémentaire, au lieu d'autoriser à chaque société de Pompes Funèbres, des installations diffuses dans la ville, pourquoi ne pas se diriger vers un centre funéraire unique comme il en existe dans la plupart des villes?

Cette solution aurait le mérite de rationnaliser l'emprise foncière qui chacun le sait, devient rare dans notre ville. Pour les luziens, elle aurait l'avantage d'identifier un seul lieu et contribuerait ainsi à en faciliter l'accès.

Pourquoi ne pas travailler sur un projet global ?

 

N°19 Habitat social

 

              Cette délibération va dans le sens de l'amélioration de l'offre locative sociale.

Pour autant, les futurs programmes devront répondre à deux critères essentiels qui détermineront de leur réussite ou non.

    1°/ En élaborant les futurs projets, il faut partir des besoins des gens et produire des logements à loyer abordable. Il faut aussi anticiper avec l'arrivée de futurs retraités dont on sait aujourd'hui que leurs revenus vont considérablement baisser. Tous ne disposeront pas de retraites chapeaux !

      2°/ Etre exigent quant à la qualité architecturale et environnementale.

Rappelons que la ville est dans une démarche de Z PPAUP pour certains quartiers luziens. On ne comprendrait pas que dans d'autres quartiers des projets inesthétiques voient le jour.

 

N°23 Agence locative sociale

 

                    Devant l'ampleur du problème du logement à Saint Jean de Luz, l'élue que je suis comprend bien l'intérêt d'une nouvelle offre dans notre ville.

Toutefois je vois deux raisons d'inquiétude au regard du document présenté ici ce soir.

1°/ Il y a quelques mois on nous parlait d'une agence immobilière sociale, or ici on s'éloigne beaucoup de la définition et des objectifs voulus par une véritable agence immobilière sociale avec ce projet SIRES.

 

2°/ Et surtout ce projet arrive aujourd'hui alors que la loi Boutin doit entrer en vigueur, avec pour conséquences:

--Un Etat qui se désengage de ses responsabilités avec une baisse programmée du budget logement pour 2010

--Avec l'abaissement de 10% des plafonds de ressources et l'instauration d'un supplément de loyer de solidarité, on pousse hors du parc HLM des familles aux revenus modestes, alors même que leurs ressources ne leurs permettent pas de se loger dans le parc privé ou alors au prix de beaucoup de sacrifices, laissant  le logement social pour les plus pauvres.

Les questions que je me pose sont les suivantes.

Ce dispositif vient-il aujourd'hui pour capter ces familles?

Vient-il en renfort d'une loi, très libérale, qui représente un recul dangereux?

Le gouvernement veut réduire le cercle des acteurs du logement à la seule sphère privée et ne plus agir nationalement et localement, à travers les investissements Robien, Borloo, Cellier. Aujourd'hui une agence sociale privée est instaurée se traduisant  par une charge supplémentaire pour notre collectivité.

C'est un fait avéré qu'un certain nombre de propriétaires hésitent  à franchir le pas pour louer leur appartement et de ce point de vue cette action de prospection apporte un nouveau service intéressant car pour le reste le PACT travaille aussi avec les agences immobilières privées.

Si l'objectif de capter des logements à un loyer inférieur de 20 à 30% du prix du marché va dans le bon sens, cela reste néanmoins encore très élevé au regard de beaucoup de luziens (exemple de loyers pratiqués par le SIRES: Osses   T4 650 euros Hc autre exemple Sare 657 euros pour un T4 Hc).

En conclusion pour aller plus loin que ces solutions qui ne représentent qu'une offre de logement à la marge, les élus de ce pays devraient mutualiser leurs énergies pour construire les contours d'un service public du logement national et décentralisé afin d'assurer un droit au logement pour tous et partout.

Au vu des remarques et des critiques que j'ai énoncées et en attendant les résultats d'une première évaluation - qui je l'espère - aura lieu une année après sa mise en place, je m'abstiendrai avec beaucoup de retenue.

 

                                                                           Yvette DEBARBIEUX Elue Communiste


Groupe des élus de gauche:  Emile Amaro-Yvette Debarbieux-Georgette Jariod-

Jean François Sirvent                                                                                                                     

 

       

 

 

 CONSEIL MUNICIPAL 2 OCTOBRE 2009

 

 

Question d'actualité  posée par Yvette Debarbieux

 

L'Assemblée nationale,le 15 juillet 2009,et le Sénat,le 22 juillet 2009,ont adopté une proposition de loi intitulée"proposition de loi réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires"

Le conseil municipal de la ville de Saint Jean de Luz réuni le 20 mars 2009 a pris une délibération sollicitant la dénomination de commune touristique auprès du Préfet.

 

Ce texte de loi est grave pour SAINT-JEAN DE LUZ. Avec la disposition relative aux communes touristiques, il permettra la généralisation de l'ouverture des commerces le dimanche. Nous savons très bien qu'il suffira pour cela que la liste des communes touristiques s'allonge.

C'est une bombe à retardement économique et sociale, car ce texte institue un déséquilibre de plus en faveur de la grande distribution, au détriment des petits commerces.

 

Dans le précédent mandat je suis intervenue à diverses reprises afin de m'opposer au travail du dimanche,cette question avait par ailleurs provoqué des manifestations de salariés.Je pense que vous vous en souvenez M le Maire.

En cohérence avec cette position je suis intervenue lors du C M du 20 mars dernier pour signaler les risques que pouvait entrainer cette dénomination de ville touristique pour les salariés du commerce notament.

Au regard de ces nouvelles dispositions,afin de ne pas pénaliser les salariés du commerce:

 

Le groupe de gauche  demande:

 

    -Que la modification du régime de dérogation à la règle du repos dominical dans les communes et les zones touristiques ne serve pas de prétexte pour enlever la double contrepartie en repos et en salaire pour les salariés travaillant le dimanche.

  - Que ce travail dominical garde son caractère exceptionnel et s'effectue effectivement sur la base du volontariat, ce qui était la règle à SAINT-JEAN DE LUZ jusqu'à présent.

 

Monsieur le Maire, vous avez un devoir de vigilance, et à ce titre, il vous revient d'impulser une dynamique afin que s'ouvrent des négociations entre syndicats de salariés et syndicats patronaux, avec obligation de résultat et qu'à minima ces contreparties négociées s'appliquent, pour que notre ville ne soit pas uniquement une belle vitrine touristique d'un côté,

 et une zone de non droit et de mal être des salariés de l'autre.A défaut d'accord la question se posera sur l'opportunité pour SAINT-JEAN DE LUZ de garder son statut de ville touristique.

 

 

                                                                                                      Yvette DEBARBIEUX Elue Communiste