LA CRISE FINANCIERE MONDIALE
LE CAPITALISME EST COUPABLE!
Cette
crise financière qui secoue le monde n’est pas une
déviation de l’économie
de marché mais bien la manifestation d’un capitalisme
à bout de souffle, que
les dirigeants politiques occidentaux tentent
désespérément de remettre sur
pied. Mille milliards d’euros de pertes dues à une
utilisation des capitaux au
service d’intérêts privés au détriment
de l’intérêt général. C’est de
l’irresponsabilité
totale d’un système, le capitalisme, qui est maintenant
dépassé. Mais Sarkozy
et les autres (Busch, Barroso…) présentent
l’addition aux contribuables. Le
capitalisme jubile, la tempête ne serait donc pas pour lui.
Il ne faut pas rester cantonné au cénacle des seuls chefs d’Etat du monde
capitaliste. Les communistes, mais aussi l’ensemble des citoyens français et
européens, doivent s’emparer du débat pour d’abord demander des comptes en
refusant de payer la note. Il s’agit ensuite de savoir pour qui et pour quoi
nous travaillons, nous produisons. Les affaires du monde ne peuvent plus se régler
dans le secret d’un G7 où à coups de téléphone entre chefs d’Etat.
Quand on voit à quelle vitesse
viennent de s’enchaîner crises énergétiques, alimentaires, financières, écologiques,
sans parler des ravages sociaux engendrés sur toute la planète par la mise en
concurrence des salariés, on est en droit de se poser cette question: le
capitalisme est-il le mode de développement
qui permet de répondre aux défis de la mondialisation dans le siècle qui vient?
Le temps n’est-il pas venu de dépasser ce mode de développement pour s’attacher
à créer un développement mondial socialement solidaire et écologiquement
durable? Il faut des ruptures dans la manière d’utiliser l’argent issu de la production. Il faut en
finir avec l’économie financière qui est devenue le socle de l’économie
capitaliste.
Il faut que Sarkozy et les dirigeants européens arrêtent les
privatisations et la concurrence libre et non faussée. Il faut qu’ils arrêtent
de casser l’hôpital et la protection sociale, l’école, les transports…Il faut
qu’ils arrêtent d’alimenter la “fournaise” capitaliste, elle est dangereuse.
Les enjeux écologiques aussi appellent à des ruptures. La planète ne répondra
pas aux défis environnementaux en les soumettant aux diktat marchés financiers.
Il faut arrêter de culpabiliser les citoyens. D’ailleurs, les objectifs affichés
par le Grenelle de l’environnement sont en train de buter sur les logiques
financières.
“Le temps presse, le monde ne peut pas attendre” a conclu Sarkozy à l’ONU
dernièrement. Prenons-le au mot!
La section PCF d’Hendaye -Saint Jean de Luz
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