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QUESTION  D'ACTUALITE

                                        Conseil Municipal du vendredi 21 novembre 2008

 

 

                     Monsieur le Maire,

 

                          Les tous derniers projets concernant l'hôpital de Saint-Jean-de-Luz signent l'arrêt de mort de cet établissement en tant que structure publique.

 

                          Avec nous, beaucoup de Luziens sont hostiles à ces projets.

 

                          Je veux parler de la création d'une clinique privée à orientation diététique à Udazkéna et d'un service privé neurogériatrique dans les locaux publics de l'ancienne maternité.

 

Je m'explique :

Aujourd'hui tout est fait pour réduire les seules dépenses publiques et sociales, de réduire les moyens alloués à l'offre publique de soins, tout en organisant la montée du privé. On prétend que l'hôpital public coûte cher alors que sa part, dans les dépenses de l'assurance maladie, ne cesse de diminuer passant de 42% en 1980 à 37% aujourd'hui.

Résultat : le budget des hôpitaux ne cesse de se dégrader au point de ne plus assurer, parfois, sa mission de santé publique.

 

Monsieur le Maire, vous le savez comme nous, le foncier est rare et précieux à Saint-Jean-de-Luz. Réservons ces lieux pour nos projets. Vous avez créé un pôle  " senior ". C'est nécessaire. De cette équipe, des projets émergeront, des projets en lien direct avec notre bassin de vie. Nous savons tous que la spectaculaire évolution  de l'espérance de vie est associée à une augmentation de la fréquence de la perte d'autonomie. C'est devenu un enjeu de santé publique qui appelle une politique offensive articulant :

 

- Prévention

- Dépistage

                     - Une pluralité dans l'offre de service proposée au titre de la dépendance comprenant un hôpital de " jour "  avec un réseau hôpital-ville.

 

Voilà quelques pistes, il y a d'autres, qui justifient que le foncier ne doit pas être mis à la disposition d'une activité privée.



Autre aspect qui a son importance. Qui dit activité privée dit dépassement d'honoraires créant ainsi une médecine à deux vitesses.

 

Pour terminer, la dernière enquête de l'INSEE démontre l'efficacité sociale des services publics. Selon l'Institut de Statistique, l'éducation, la santé et le logement contribuent deux fois plus que les transferts monétaires à la réduction des inégalités.

 

Si vous êtes comme nous, engagés dans la lutte contre les inégalités, vous devez vous opposer à ce projet d'autant que les conditions du legs précise bien que cet espace doit rester public.

 

L'accaparation, par le biais d'un bail à construction, ne trompe personne.

 

Si ces terrains publics sont immobilisés avec des bâtiments et un fonctionnement qui nous échappent, ils ne remplissent plus le rôle qui leur était dévolu : ABRITER DES ETABLISSEMENTS PUBLICS.

 

 

 

 

                                                                                  Yvette Debarbieux

                                                                                  Groupe de Gauche

 

 

                                                                                                          17/11/2008