Bonus, profits, etc

Il faut que ça s´arrête !

 

Depuis le vote de l´Assemblée Nationale, les banques jouissent d´un plan de sauvegarde financé par l´Etat de 360 milliards d´Euros.

Aucun changement n´a été décidé dans les critères du crédit et la gestion bancaire, aucun contrôle démocratique n´a été mis en place.Les banquiers continuent donc d´amasser des liquidités pour les placer, accroître leurs marges, les bonus, les dividendes des actionnaires influents. En aucun cas ils n´ont amélioré les conditions du crédit pour les PME, les conditions de travail, la formation des salariés où les investissements dans l´économie réelle. En effet, selon la Banque de France, la croissance des crédits du secteur privé non financier a enregistré une nouvelle baisse de 3,5% en juin après une chute de 4,6% en mai. Sont touchés les crédits de trésorerie et d´investissements.

Par contre, les spéculateurs n´ont aucun problème pour accéder à l´argent frais: les banques sont intéressées par ces pratiques.

Bref, la crise a éclaté à cause de ces comportements mais la politique au pouvoir n´a rien fait pour enrayer cette morale de voyous.

Car ce scandale a un revers: il ne peut s´accomplir que sur le dos des salariés et des ménages modestes (chômage partiel, horaires décalés, gel des salaires, fermetures de sites, attaques contre le Code du travail, augmentation ou création d´impôts).

Pour les communistes, la politique peut exiger une autre orientation.

1)Le crédit doit être considéré comme un service public et donc avoir de nouveaux critères d´attribution. Les institutions bancaires doivent être mises devant leur responsabilités face à l´intérêt national.

a)L´argent mobilisé pour sauver les banques -360 milliards d´euros- devrait être transformé en fonds public national et régionalisé auxquels il faudrait ajouter les 28 milliards d´euros accordés aujourd´hui par l´Etat aux entreprises pour s´exonérer de cotisations sociales patronales. Ce fonds pourrait être saisi par les Comités d´entreprises, les délégués du personnel et les élus locaux pour prendre en charge tout ou partie des intérêts des crédits des entreprises qui investissent dans l´emploi, la formation, les salaires, la production réduisant les pollutions. A l´opposé, les intérêts devraient être d´autant plus relevés que l´argent servirait à des opérations financières spéculatives.

b)Les représentants du personnel doivent donc avoir leurs pouvoirs beaucoup plus étendus. Il faut modifier le Code du travail dans ce sens.

2)Enfin, il faut donner aux élus locaux des pouvoirs partagés concernant l´utilisation du fonds national régionalisé.

La section du PCF Hendaye Saint-Jean-De-Luz