Meeting Fête Humanité 2009
Allocution de Patrick Le Hyaric
Chers amis,
Chers camarades,
Quel bonheur, quel bonheur de se retrouver ici, si nombreux, pour faire humanité ensemble.
Oui l’humanité quel beau nom, porteur de lumière et d’espoir,
porteur du projet de réalisation de soi et du projet d’un monde commun
aux femmes et aux hommes. Un monde de partage et de justice. Un monde
de solidarité et de générosité et de total respect. Il faut remonter
très loin pour retrouver une participation si exceptionnelle à cette
Fête, à ses concerts et à ses débats.
Nous sommes plus de 600 000.
Si le peuple de l’Humanité est venu ainsi en masse c’est parce que
toutes et tous nous recherchons l’unité. Nous avons besoin de nous
serrer les coudes. Nous sommes venus dire avec force que la vie ne peut
pas continuer ainsi. Le pouvoir de droite et Sarkozy doivent bien tenir
compte de ce qui se passe grâce à vous, dans cette Fête de l’Humanité.
Il faut maintenant trouver un chemin pour changer radicalement de société et de monde.
Cela nous oblige. Cela oblige à rechercher du neuf, à proposer un projet tout à fait nouveau.
Voilà le grand enjeu de l’heure.
Voilà l’œuvre historique à laquelle nous devons nous atteler toutes et tous ensemble.
Ici, on sort de l’air nauséabond de la petite combine politicienne,
de la tricherie, de la trahison, des coups bas, de cette insupportable
violence faite aux femmes et aux hommes.
Ici, c’est l’air de la fraternité, de la solidarité.
Celui de la diversité, de la richesse culturelle, des talents vrais, de la connaissance et des débats.
Celui aussi de la tolérance, de l’écoute réciproque.
De l’ouverture sur le monde et ses causes les plus nobles, parmi
lesquelles celle de la paix et du désarmement, de l’éradication de la
faim, de la misère, de l’analphabétisme et des pandémies alors que
-terrible acte d’accusation de ce capitalisme sauvage- : toutes les
cinq secondes un enfant meurt de faim dans le monde.
Pourtant, les moyens financiers, humains, scientifiques et
technologiques existent. Seule, la volonté politique fait défaut. Il
est bien là le scandale !
Ici c’est l’air de la paix avec cette exigence de voir la France se
retirer du bourbier afghan et agir pour que l’argent des armes serve à
améliorer la vie du peuple et à combattre la corruption et le trafic de
la drogue. Notre pays n’a pas vocation à s’aligner sur les Etats-Unis.
Sa réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN par le
militariste Sarkozy est une faute grave qui aura de lourdes
conséquences. La voix de notre pays n’est forte que quand elle est
libre !
L’air de la fête, c’est cette constante
solidarité à l’égard du peuple martyr
palestinien.
Les palestiniens ont droit à un Etat sans mur et sans mirador, avec
Jérusalem-Est pour capitale ! Que s’applique enfin les résolutions de
l’ONU dans cette partie du monde, terre de souffrances innommables !
Que tous les prisonniers politiques palestiniens soient libérés,
Oui, liberté pour Marwan Barghouti !
Oui, liberté pour Salah Hamouri ! Qu’il
soit libéré immédiatement et sans conditions, par
les autorités israéliennes !
Liberté aussi pour Aung San Sue Kyi, la prix Nobel de la Paix, infatigable combattante de la démocratie.
Liberté et solidarité avec nos frères d’Afrique que la mascarade
gabonaise vient nous rappeler, avec, partout la misère, le pillage des
richesses naturelles par les grands groupes internationaux et des
dynasties locales au comportement de sangsues.
La France a honte, quand son Ministre des Affaires
étrangères vient apporter sa caution à ce que
produit de pire le capitalisme.
Bien différent est l’air respiré ici dans cette
Fête.
Un air où le besoin de préservation de notre planète, l’ambition de
développement humain durable, solidaire, celle, indissociable, de
l’émancipation humaine, se sont exprimées avec force.
Il est temps, grand temps de changer radicalement le système de
production, de consommation, de distribution, de préserver les
ressources naturelles et la biodiversité.
On ne peut pas laisser plus longtemps le capitalisme surexploiter
l’homme et surexploiter la nature. Au contraire, les réponses aux
urgences sociales et aux urgences écologiques ne font qu’unes. Ici
flotte un air où l’on sent que la politique, la recherche de solutions
d’intérêt général et de perspectives progressistes, est aux antipodes
de l’affligeant spectacle médiatique dominant qu’offre bien trop
souvent la politique.
Spectacle qui pousse tant de nos concitoyens à s’éloigner de ce qui
devrait pourtant les concerner au premier chef : l’organisation de leur
vie et de la société.
Eloignement, dont seuls profitent les puissants de ce monde.
Tout ce qui fait la spécificité de cette Fête avec la mobilisation
des équipes du journal, le dévouement sans limites des militants, tout
cela échappe durant trois jours aux valeurs des rapaces de la finance,
celles qui broient tout et façonnent un monde de brutes : celle de
l’argent-roi.
C’est déjà, aux puissances financières et industrielles que se heurtait
Jean Jaurès, le fondateur du journal l’Humanité, jusqu’à y laisser sa
vie. Nous sommes fiers de poursuivre son œuvre, l’œuvre du défenseur
inlassable des paysans et des ouvriers, le patriote et
internationaliste, le militant laïc et pacifiste.
Aucun de ses combats n’a été vain. Son action inlassable pour
rassembler, unir la gauche sur des bases claires a permis, dans notre
pays, des avancées, des progrès pour le monde du travail et de la
création.
C’est précisément cette spécificité qui était devenue insupportable
aux maîtres de la finance, avides d’exploitations sans contraintes, ni
retenues.
Et ils ont trouvé l’homme de la situation pour passer au karcher :
acquis sociaux, démocratiques et culturels : il s’appelle M. Sarkozy !
Le monarque du Royaume de la haute finance. Ce petit « tenancier »
de l’économie de « casino » qui s’est donné pour mission de modeler la
France.
Que dis-je ? De déchiqueter la France des
Lumières, de la Révolution Française, de 1936, de
la Libération, de 1968.
Entre lui et nous, c’est le jour et la nuit.
Nous, nous sommes les combattants de la solidarité.
Lui, c’est le soldat de la mise en concurrence, de la recherche du profit maximum pour les membres de sa caste.
Lui, il prend de l’argent aux pauvres pour les
donner aux riches. Nous, nous sommes les militants du pouvoir
d’achat pour les familles populaires et pour l’augmentation
du SMIC à 1600 euros.
Lui, c’est le fabricant de la précarité, de la destruction
d’emplois, du démantèlement des services publics et de la protection
sociale. Nous, nous sommes les militants de la sécurité du travail et
de l’emploi, de la création de nouveaux métiers pour faire reculer la
crise écologique. Nous, nous sommes les défenseurs inlassables des
services publics, de la sécurité sociale et des retraites, parce que
nous considérons que le travail et la formation sont des droits et nous
considérons que l’air, l’eau, la santé, la retraite, le logement,
l’énergie, les transports, la Poste, l’alimentation et même l’accès au
crédit, sont des biens publics.
Ils ne peuvent donc être gérés pour faire de l’argent, mais au
contraire pour répondre aux besoins humains et environnementaux. Dans
ces conditions, ce n’est pas privatiser qu’il faut faire mais
progresser vers une appropriation sociale, citoyenne et démocratique de
ces biens.
C’est-à-dire qu’il faut plus de services publics d’un nouveau type.
Dans le temps nous aurions dit de nouvelles nationalisations.
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Il n’y a donc rien de plus urgent, pour les partis et les élus de
gauche, que de se mettre à la disposition de tous ces salariés, de
toutes ces familles qui souffrent durement.
Rien de plus urgent, que de résister et d’arracher des résultats,
d’obtenir l’interdiction des licenciements boursiers, une augmentation
substantielle des salaires et l’arrêt des privatisations, à commencer
par la Poste.
C’est tout le contraire de l’affligeant spectacle offert par le
minable combat des égos, la recherche de combinaisons politiciennes et
d’astuces pour contourner la question de ce qu’il faut faire pour que
la vie, la politique, la France, l’Europe et le monde soient plus
beaux, plus solidaires, plus justes.
Car enfin, avons-nous besoin de demander sa carte
d’identité à ce M.Bayrou pour savoir si, par
hasard, s’il est de gauche ? Il a commencé avec
Giscard d’Estaing, s’en est pris à
l’école publique, mène campagne pour l’Europe
ultra-libérale.
Qui peut croire qu’il a un seul gène de
gauche ? Nous ne sommes pas dupes ! Il caresse une partie de
la gauche pour la convertir à la droite. Voilà la
réalité !
Quand on est de gauche on se doit, non pas de se perdre dans cette
mélasse politicienne, mais de combattre pied à pied le sarkozysme, au
service de ces brigands de la haute finance.
Quand on est de gauche, on se porte au devant des travailleurs, des
jeunes, des retraités, au devant du peuple pour élaborer avec lui ce
projet nouveau de l’après capitalisme, cette « évolution
révolutionnaire », qu’appelle ce XXIe siècle, comme le disaient Marx et
Jaurès.
Oui, post-capitalisme pour signifier, d’une part, que le
capitalisme, a démontré qu’il était incapable de donner du travail, un
toit, les moyens de vivre, d’apprendre et de se soigner à toutes et à
tous. D’autre part, pour marquer que les réponses ne sont écrites nulle
part. Ni dans le passé, ni dans le présent, pas plus que dans un rêve,
aussi généreux soit-il.
Elles sont à inventer ici et maintenant ! Toutes et tous ensemble !
Le monarque de l’Elysée, qui incarne ce capitalisme, dit maintenant vouloir le moraliser.
Il avait promis qu’en travaillant plus, on
gagnerait plus, qu’il n’y aurait pas d’impôt
supplémentaire.
Résultat : les chômeurs, les jeunes diplômés ou non, sans travail,
les précaires n’ont jamais été si nombreux alors que l’on va désormais
travailler le dimanche.
Le Smic est bloqué et les fins de mois sont une hantise pour des millions de salariés et de retraités.
Depuis les franchises médicales jusqu’au forfait hospitalier, à la
taxe carbone, il ne cesse de pomper dans la poche de celles et ceux qui
n’en ont déjà pas beaucoup.
Qu’il nous explique ce qu’il y a de moral quand des individus
disposent chacun de plus d’un milliard d’euros dans le coffre d’un
paradis fiscal ? Eux ce sont des sans domicile fiscaux. Par contre,
maintenant de plus en plus de salariés deviennent eux des sans domicile
fixe !
Où est la morale quand les conditions d’exploitation, la souffrance
au travail poussent des salariés de grandes entreprises au suicide ou
quand une famille, des enfants, à quelques encablures d’ici, sont
expulsés manu militari de leur appartement, en pleine nuit, dorment
dans les bois ou au bord du périphérique ?
Voilà les résultats de ce valet zélé du capital.
C’est révoltant ! Pendant ce temps les plus riches reçoivent chacun,
chaque année des chèques équivalents à 30 années de SMIC parce qu’ils
sont bénéficiaires de son fameux bouclier fiscal.
Ensemble, ne le lâchons pas. Réclamons un bouclier social.
Il aide les banques sans le moindre contrôle. Mais vous, vous n’avez
pas accès au crédit. Résultat. Ces banquiers dégoulinent aujourd’hui de
milliards et on nous fait croire qu’il n’y a pas d’argent pour les
salaires, l’enseignement ou la modernisation des services publics.
Ensemble, ne le lâchons pas.
Unissons nous pour obtenir un pôle public des banques, des
nationalisations des banques, pour obtenir un crédit utile pour
l’emploi, les salaires, l’école, les hôpitaux, les artisans, les
petites et moyennes entreprises.
Et clouons le bec à ces requins de la finance qui nagent sur leur
tas d’or dans leur coffre fort, qui ne cessent de crier : notre
cassette, notre cassette, nos bonus, nos stocks options, nos parachutes
dorés, nos retraites chapeau !
Nous, nous leur disons : intérêt général, salaire, emploi, école, recherche.
C’est en faisant cela qu’on peut sortir de la crise.
L’hôte de l’Elysée, qui se déguise en petit policier, avait promis
une ère de sécurité, n’hésitant pas à stigmatiser les jeunes et les
étrangers de nos quartiers populaires, ce qui semble avoir beaucoup plu
à une partie des électeurs du Front national.
Résultat : les atteintes aux personnes, les agressions sont en forte
hausse. Mais, qu’on se rassure, le Chef de l’Etat et son fidèle
Ministre de l’Intérieur, M. Hortefeux vont s’en occuper. D’ailleurs,
quand on entend ça, c’est le signe irréfutable qu’une élection se
profile.
Il avait promis un quinquennat écologique. Ceux qui avaient compris
que l’heure était enfin venue de développer des transports en commun
accessibles, confortables et sûrs, de développer le transport par fret
ferroviaire, de construire de nouveaux bâtiments, de nouveaux moteurs,
bref, de vivre autrement, ont été trompés.
Tous ceux là ont eu la très mauvaise surprise de voir apparaître un nouvel impôt.
On dit qu’il est vert, mais il a la couleur d’une vieille carte
grise. Un impôt qui n’a pour seule justification que de faire payer par
le peuple une partie de la taxe professionnelle dont seront exonérées
les entreprises. Cette taxe qui permet notamment aux communes de faire
face à leurs responsabilités à l’égard des populations.
Il est vrai que le Chef de l’Etat estime que des élus de proximité,
il y en a beaucoup trop ! Alors il est en train de concocter un coup
d’Etat pour fissurer les territoires et supprimer 100 000 conseillers
municipaux. Plus de 20% des élus départementaux et régionaux devraient
fusionner. Ne laissons pas faire !
Ne le laissons pas démanteler la protection sociale, et les
retraites, augmenter le forfait hospitalier. L’Humanité l’a dit, nous
ne voulons pas passer de « la carte vitale à la carte bleue ».
De l’argent pour la santé, on peut en trouver. Que les revenus de la
finance cotisent au niveau des salaires, que l’industrie pharmaceutique
apporte sa contribution, que cessent les allègements de cotisations
consentis aux entreprises, qu’elles paient toutes leurs dettes, et la
Sécurité sociale se portera beaucoup mieux !
M. le Président, nous ne vous lâcherons pas. Nous allons vous
empêcher de privatiser la Poste. Il y aura la grève le 22 septembre,
puis assurons le plus grand succès au référendum pour la Poste, le 3
octobre prochain.
Ne croyez pas que le peuple va longtemps se laisser faire face à ces
injustices criantes, à ce massacre social que vous organisez. Le 7
octobre les salariés se mobiliseront pour les salaires et l’emploi,
avec leurs syndicats.
Quinze jours plus tard, le 17 octobre, les droits des femmes seront
dans la rue. Avec, en particulier, les graves menaces qui pèsent sur
leurs droits spécifiques à la retraite.
Quant à l’enseignement, on y recherche les formes d’action les plus
larges, rassembleuses pour mettre en échec les suppressions d’emplois
et les régressions programmées.
Nous ne vous laisserons pas détruire à petit feu les paysans et les pêcheurs.
Le 7 octobre prochain, au niveau mondial et
européen on agira pour que le social prenne le dessus sur
l’ultra-libéral.
Il ne saurait être question, bien au contraire, de
renier les engagements pris dans la campagne des élections
européennes.
Ce qui est à l’ordre du jour, c’est de mobiliser sur tout le
continent pour conquérir de nouveaux droits et ainsi réconcilier les
peuples avec une construction européenne qui, jusqu’ici, les a tant
déçus.
Et je peux vous dire que les députés du Front de gauche et tous les
députés de la gauche unitaire européenne commenceront, mercredi
prochain, par voter contre la reconduction de cet ultra-libéral Barroso
à la présidence de la Commission européenne.
Chers amis et camarades,
Rester fidèle à l’œuvre de Jean Jaurès, c’est aussi, et peut être
surtout, œuvrer sans relâche au rassemblement du monde du travail et de
la culture, au rassemblement des forces sociales et des forces
politiques de gauche et écologiste. Ce n’est pas au moment où Sarkozy
élargit sa majorité sur sa droite et sur sa gauche qu’il faut diviser
son propre camp en lorgnant sur une partie de la droite, rebaptisée
centre.
La pluralité de la gauche devient une richesse
quand elle vise à mieux prendre en compte les aspirations
populaires. Elle est un obstacle quand elle les lamine.
Notre pays a besoin de confrontations honnêtes sur
les réponses les plus efficaces aux difficultés que
rencontre sa population.
Elle a besoin que ces confrontations bénéficient de l’apport des
premiers intéressés, femmes, hommes, jeunes, organisations sociales qui
veulent donner durablement un sens progressiste à la vie du plus grand
nombre et au devenir de la société.
C’est ce qu’a indiqué avec force hier, mon amie Marie-George Buffet,
en proposant de lancer, dés demain, un grand débat d’idées à gauche.
La gauche a en effet besoin d’innovations politiques qui rompent
avec des pratiques et des conceptions dont bien des citoyens ne veulent
plus.
Telle est l’ambition du Front de gauche et de ses trois composantes-
Gauche unitaire, Parti Communiste et Parti de Gauche- qui s’est créé
pour les élections européennes. Elle demeure.
Mais voyons bien que nous n’en sommes encore qu’au tout début, très loin du compte.
Mesurons bien lucidement l’ampleur, la qualité des efforts à
accomplir pour que le rassemblement naissant, devienne populaire et
majoritaire.
Le Front de gauche, n’a pas vocation à combattre une partie de la gauche.
Il a vocation à permettre la défaite de la droite en ressourçant la
gauche, toute la gauche à des valeurs, des objectifs et des pratiques
de nature à toujours faire prévaloir les dimensions humaines, l’intérêt
général et celui de notre planète terre.
Pour les prochaines élections régionales, il s’agira d’empêcher la
droite de faire main basse sur les régions, de l’empêcher d’avoir les
coudées encore plus franches dans la mise en œuvre de sa politique
nationale, qui fait déjà tant de dégâts.
De l’empêcher aussi de détruire les collectivités locales dont elle
estime qu’elles défendent trop les populations contre ses mauvais
coups. D’empêcher enfin, d’ouvrir un boulevard à la réélection de
Sarkozy en 2012.
Les électrices et les électeurs ne se mobiliseront pas spontanément.
Beaucoup dépendra de la qualité, de la crédibilité et de la nouveauté
de ce que la gauche, dans sa diversité, proposera pour résoudre les
difficultés, étendre la démocratie.
De ce qu’elle fera pour que, dans tous les cas de figures, en
prenant en compte les spécificités de chaque région, le rassemblement
le plus large, le plus solide, le plus convaincant s’opère à gauche et
avec les écologistes.
On peut compter sur nous pour impulser une telle dynamique novatrice.
Chers amis, chers camarades,
C’est cet esprit combatif, cet esprit de réflexion, d’élaboration,
d’échange, qui anime les équipes de l’Humanité et de l’Humanité
Dimanche.
C’est cet esprit qui nous conduit à préparer une nouvelle Humanité
qui sortira le 13 octobre prochain, avec l’espoir d’être qu’il soit
encore mieux votre journal.
Car le journal fondé par Jean Jaurès garde
chevillé au cœur et au corps, l’espoir d’un
monde meilleur.
Oui, nous n’avons que ce souci : faire vivre, avec vous, une nouvelle espérance et c’est possible.
Oui, nous faisons notre cette phrase de Saint-Just :
« le bonheur est toujours une idée neuve ».
Et bien, amis, debout, debout, construisons ensemble ce bonheur.