Le combat écologique transcende-t-il le clivage gauche/droite ?

19/02/2010

La préservation et le sauvetage de la planète est l’affaire de tous. Je n’ose pas imaginer que certains, sous d’égoïstes intérêts, pourraient ne pas se sentir concernés par l’urgence d’agir efficacement. C’est sur la méthode pour y parvenir que les contradictions s’expriment avec vigueur. En effet, réduire l’émission de GES demande des changements de comportements individuels, toutefois l’essentiel n’est pas là. Il est incontournable de changer de mode de production et de consommation.

Il faut inventer un nouveau mode de développement humain, citoyen et solidaire qui assure le progrès social et l’accès effectif aux droits. Je pense entre autre au droit à l’énergie pour tous. Il faut oser dire les choses : c’est le productivisme capitaliste qui est responsable de la crise écologique, sociale et financière. À gauche, le PS et Europe Écologie n’ont pas totalement surmonté ces contradictions. Les communistes considèrent pour leur part que le capitalisme n’est pas écolo-compatible. « Il faut changer le système pas le climat » ; les manifestants de Copenhague ont exprimé avec clairvoyance l’objectif à atteindre.

Au nom de la justice climatique  faudrait-il renoncer à la justice sociale ?

Moins que jamais, il est impératif d’agir dans un même mouvement pour réduire les inégalités environnementales et sociales. Aujourd’hui, ces inégalités sont flagrantes en Europe et dans le monde. Nous devons régler notre dette écologique à l’égard des PED (Pays en développement)
et agir pour la justice sociale partout y compris en Europe. En effet, ici, nous sommes des consommateurs captifs du marché libéral des biens de consommations. C’est pour cette raison qu’il faut avoir le courage de sortir du marché l’eau, l’air, la terre, l’énergie et les considérer comme biens public et biens communs de l’humanité. Au delà de  l’augmentation du pouvoir d’achat et de la relance de la dépense publique ; il est nécessaire de favoriser de façon préventive leur accès aux familles les plus en difficultés. Nous nous réjouissons du rejet de la taxe carbone par le Conseil  constitutionnel, car injuste et inefficace.

Alors, qui va payer la facture ? Nous proposons de taxer le capital pas les ménages. Il est possible de trouver autrement et rapidement beaucoup d’argent. Le G20 a su le faire lors du sauvetage des banques il doit pouvoir le faire pour le climat.

C’est dans cette perspective que nous proposons d’agir en développant luttes et rassemblements afin que soit décidé une taxation des transactions financières et la réduction des dépenses militaires de 10% par an. Pour sauver l’humanité, la démocratie doit prendre un nouvel élan avec de nouveaux droits d’intervention pour les citoyens et les salariés.