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CONSEIL
MUNICIPAL du 20 février 2009 Budget office de tourisme. Je tiens à livrer ici quelques pistes de
réflexions que nous a inspiré la lecture de ce rapport sur les orientations
budgétaires. En premier lieu rappeler qu'en
2008, 42% des personnes en France ne sont pas parties en vacances, et parmi ceux
qui sont parties seule une moitié a utilisé un hébergement marchand. Pour mémoire, il faut rappeler que
dans les années 70 on a compté jusqu'à 73% de départs en vacances. On
voit bien comment la question
du droit aux vacances rejoint la revendication de l'augmentation du
pouvoir d'achat, condition du dynamisme économique de ce secteur
essentiel. Il ne faut certainement rien
attendre de ce gouvernement, d'inspiration tellement libérale pour promouvoir le
tourisme social. La seule annonce faite par le ministre en charge du tourisme
concerne une nouvelle attribution du label 5 étoiles pour nos établissements de
prestige! Saint Jean de Luz ne fait pas
mieux:pour 2 campings supprimés, on installe une résidence de tourisme de luxe. Ce ne sont pas ces
infrastructures que notre ville a vraiment besoin, car elles s'adressent à
seulement 10% des hauts revenus pour lesquelles une offre tourisrique
incroyablement diverse leur est déjà proposée; et que par ailleurs la
concurrence est impitoyable dans cette gamme car toutes les stations
touristiques veulent attirer chez eux ces clients à fort pouvoir d achat. Preuve que l'activité touristique
est devenue uniquement marchande accentuant les inégalités sociales produisant
elles mêmes de multiples frustations. Ce dont on a besoin se sont des
structures pouvant accueillir des familles qui ne peuvent pas partir en
vacances. On sait qu'il n existe pas de
politique touristique sans animations, de même que l'inflation des animations
estivales amène une perte de qualité et une absence de choix réel. Avec la diminution de la
participation de la commune pour les animations souhaitons qu'a travers ces
décisions choisies pour des raisons budgétaires que l'on comprend, l'offre
proposée cet été mette l'accent sur la qualité. Si d'une façon générale vous avez
bien compris la necessité de développer une offre évènementielle, culturelle et
d'animation pour améliorer l'attractivité de notre ville, aujourd'hui par contre
la préparation de l'avenir demandera d'autres schémas pour pérenniser cette
activité. Je veux parler du tourisme
responsable pour un développement durable, dont les grands axes sont les
suivants: Faire davantage prendre conscience
aux habitants du pays comme aux touristes de la necessité de préserver le
capital naturel et culturel. Maitriser les flux, raisonner en
terme de territoire. Réhabiliter la notion de contrat
entre tous les acteurs. Légitimer une reconnaissance
certificatrice. Savoir et pouvoir évaluer de
maniére transparente. Evoluer soi même et faire évoluer
les mentalités. Programme exigeant mais peut il en être autrement?
Je terminerai en
demandant pour la énième fois la création d'un observatoire afin d'évaluer la
pertinence de la politique touristique de notre ville. MER ET LITTORAL C'est parce que je suis
viscéralement opposée à tout ce qui contribue à ériger des séparations entre
les personnes ainsi que toute forme de cloisonnement, que je voterai contre
cette délibération. Je m'explique: La convention que vous nous soumettez est
tout a fait choquante .Elle me choque et choque beaucoup de Luziens. S'il est un espace public bien
identifié, pour nous Luziens,c est bien notre plage ( avec la place Louis XIV
elle aussi de plus en plus envahie d'espace privé). Et voilà qu'aujourd hui un
texte nous apprend qu'à certains endroits nous devons nous contenter seulement
d'un droit de passage et d'une ligne virtuelle entre les tentes et les transats
si nous n'avons pas la possibilité de
payer les offres déclinées par le prestataire installé à ces endroits. Et devinez ou se trouve ces
espaces? A
Erromardie? la partie qui se trouve prés de l'entrée du port? les flots
bleus? non bien sur. Elle se trouve dans le périmetre du "Grand
hotel" et "Héliantal" . Je dois reconnaitre que tout cela est très
cohérent et s'accorde avec vos choix en matière de politique touristique. Aprés avoir accordé en 2005, un
bail emphytéotique sur une partie du tréfond, autre espace public, pour un loyer
modique , aujourd hui vous franchissez une nouvelle étape : cette convention est
quasiment une privatisation, du moins elle s'en approche dangereusement. A quand la prochaine étape.
1--On ne peut pas s'installer à Erromardie, ni au " flots bleu"
car il n'y a pratiquement plus de plage et quant à la grande plage son espace
naturel est bien réduit et voilà que vous y ajoutez des espaces privés. 2--Allez a la piscine me direz vous, c'est
pour beaucoup d'entre nous trop couteux. Donc la solution est de s'éloigner de
notre ville. On l'avait déjà compris avec le
logement maintenant ça se vérifie avec la plage. Je voudrais rappeler que dans la
loi S R U il est demandé aux élus, d'aménager la ville en tenant compte de la
mixité sociale. Force est de constater une fois de plus qu'on ne respecte pas ce
principe, que c'est probablement le concept le plus difficile à mettre en place
tant les "freins" sont nombreux. Mr le Maire avec cette convention
vous participez à maintenir ces "freins" . Si
vous continuez ainsi Mr le
Maire,je crains hélas que l'occupation des espaces publics par
des activités
privées et marchandes ne devienne
une spécifité Luzienne: pour mémoire
l'hopital, la plage, la place Louis XIV, nos trottoirs
Nous considérons que ce plan est
necessaire, toute fois voici quelques remarques. --Est il prévu un premier bilan d'étape? --Nous regréttons que la
responsabilité de
l'Etat n'apparaisse
jamais afin de jouer son role auprés des entreprises pour
obliger celle ci à s'impliquer beaucoup plus fortement dans la
réduction des emballages et
conditionnements qui deviendrons des déchets. --Bil Ta Garbi n'affiche pas une
volonté de récupération de Biogaz pour une revalorisation. C'est dommage --On ne travaille pas suffisament le
tri en amont. --Le site de Bittola, il en est
question dans le document. Je crois savoir qu il y a du
lixiviat qui s' échappe du site et qui se déverse dans la mer. C est une
pollution qui doit pouvoir ce traiter
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