Conseil  municipal 20 mars 2009

    
-Subventions aux associations culturelles

     Le budget culturel à Saint Jean de Luz souffre aujourd'hui du syndrome de la double peine.

       -baisse de son buget .

            -report( je l'espère) du projet de la médiathèque ,même si cette décision est justifiée par l'etat de nos finances locale au final c'est ce projet qui est sacrifié. Dois-je vous rappeler qu'une médiathèque est la clé de voûte de toute politique culturelle publique.

Autre remarque

 En ces temps difficiles, où l'argent public se fait plus rare on se doit de mettre à plat les différentes subventions et d'évaluer au plus prêt leur pertinence au regard du service rendu.

Il me semble que ce n'est pas le cas, ça manque de visibilité . Pour certains, c'est une situation de rente.

 
 En cette année ou l'on fête le 50ème anniversaire du Ministère de la culture je voudrais reprendre ici les paroles d'un élu conseiller général de la Seine Saint Denis Hervé Bramy. "la crise demande justement que les gens puissent se confronter aux oeuvres de l'esprit pour former de nouvelles espérances, de nouvelles utopies, des alternatives." Voici démontré que pour préparer l'avenir il faut tout faire pour non seulement maintenir le budget culture et si possible l'augmenter.

Garder en mémoire Mr le Maire ces paroles en élaborant le prochain budget"

Fourniture d'énergie et fonds de solidarité logement

            Les sommes allouées sont identiques à l'année dernière. La crise économique et sociale a pour conséquence, comme vous le savez , une augmentation très inquietante de la pauvreté.

Cette aide doit s'aligner sur cette courbe. Aujourd'hui elle est trés certainement insuffisante.

 
Demande de classement de Saint Jean de Luz en commune touristique

                   Ce classement ne comporte aucune recommendation ou obligation environnementale et sociale. De plus qu'elle répercussion sur les emplois de salariés, dans le commerce par exemple?

 
Aide aux écoles privées

                  L'école de la république c'est l'école publique gratuite et laique. C'est vers elle que doit aller l'argent public.

Financer les écoles privés confessionnelles ou sous contrat d'association comme on le pratique aujoud'hui revient à l'affaiblir.

Avec des moyens suffisants, ce qui n'est pas le cas aujoud'hui, elle pourrait donner toute sa place à l'enseignement public de la langue basque par exemple.

      

Avis sur le projet de programme local de l'habitat

          Ce document nous l'attendions. C'est une étape importante car il définit une politique du logement allant jusqu'à 2013.

La prise en compte d'un habitat adapté aux personnes àgées et aux personnes à mobilité réduite va dans le bon sens.

Si le choix du maintien à domicile reste la solution privilégiée il n'empeche qu'a un certain moment ce n'est plus possible, a moins de disposer de revenus très élevés. Il faut aussi des structures d'accueil permanentes ou semi permanentes que je ne vois pas évoquer ici, ou de façon tres flou.

Je me félicite de voir identifiée la problématique des violences faites aux femmes. Enfin! Est-ce le début d'une politique publique communale?

Faire cohabiter au sein de l'hôtel social des enfants accompagnés de leur mère ou d'un parent avec une population trés marginalisée ne semble pas souhaitable.

En ce qui concerne l'hébergement des jeunes notament les travailleurs saisonniers pouquoi ne pas demander aux résidences hôteliéres et hôtels qui ce construisent à Saint Jean de Luz de prévoir quelques logements pour le personnel? l'hôtel qui ce construit à l'entrée de la ville c'est engagé à le réaliser.

Le document précise que le P L H a fait l'objet de restitution auprés des élus et professionnels de l'habitat. Je m'étonne car j'ai aussi rencontré des acteurs du logement et je n'arrive pas aux mêmes conclusions.

Aujourd'hui pour répondre à la demande et être en adéquation avec les possibilités financières des habitants nous avons besoin de construire en priorité du locatif , avec la répartition suivante : Au moins 20% de logements P L A I le locatif restant en P L U .

En ce qui concerne la construction de logements locatif en P L S on doit faire une pose. Ils sont trop chers et on ne trouvent plus preneur .

La poltique du logement doit tenir compte de la situation économique et sociale. Aujourd'hui la crise se traduit par:

   a--des répercutions sur le pouvoir d'achat.

   b--l'arrivée à court et moyen terme de retraités avec des niveaux de pension en baisse par rapport à aujourd'hui.

   c--en considérant que le niveau des dépenses pour l'habitat ne doit pas excéder 20% du revenus des familles.

  d--les salaires sur notre territoire sont souvent tres bas car ce sont des emplois en majorité lié au tourisme, au commerce, et au emploi de service.

A cela s'ajoute les aides personnelles au logement qui selon la fondation Abbé PIERRE ont baissé de 12,5% depuis 2001 alors même que les loyers ont flambé.

   e--pour toutes ces raisons si on veut produire du logement accéssible, il faut respecter ce que j'ai énuméré plus haut.

Quant à l'accéssion a la propriétée proposée par ce document ils nous semblent trop ambitieux au regard de la situation des familles.

Je partage avec M Juzan le souci du parcours résidentiel mais pour qu'il se réalise il faut que l'ascenseur social fonctionne; or il est en "panne" depuis longtemps.

Pour terminer une suggestion concernant le douloureux problème des expultions.

Une commune, il y a 6 ans  a mis en place un dispositif social de veille .Elle fonctionne de manière exemplaire. A tel point que depuis sa création, aucune expultion locative, pour les familles de bonne foi, n'a eu lieu sur le territoire de la commune. Cette expérience demande qu'on s'y intéresse, même si elle ne règle pas le problème de fond. Elle permet le maintien dans un logement pour de nombreuses familles touchées de "plein fouet" par les méfaits du capitalisme.

 Yvette DEBARBIEUX

Elue communiste