PROJET D'UNE LIGNE A GRANDE VITESSE AU TRAVERS DU PAYS BASQUE

 

Melle CAZALIS indique qu’elle s’abstiendra parce qu’elle trouve le sujet relativement complexe et ne pense pas être en possession de tous les éléments pour délibérer. Cependant elle émettra quelques réserves quant aux points abordés dans cette délibération, et se questionne encore sur ce que défend ce projet, à quels besoins veut-il répondre et pour qui ? Elle intervient ensuite en ces termes :

 

« Concernant l’habilitation de voie existante, effectivement cela pourrait paraître une bonne solution mais :

 

L’exigence technique d’un TGV parait impossible à respecter : aller directement d’un point à un autre avec une gare intermédiaire desservant le réseau local et ce, à moins de 300 km parait difficile sur l’existant.

 

Les voies existantes impliqueraient de reporter le problème de l’expropriation chez nos voisins car, dans l’état, la voie ne serait pas praticable  donc expropriation probable sur un autre secteur (celui de Facture, Dax ou Morcenx…).

 

On veut utiliser les voies existantes car elles sont sous exploitées. C’est vrai, mais pourquoi le sont-elles ?

 

Une politique des transports européens à abandonner les voies ferrées au profit de l’aménagement du routier qui a reçu beaucoup de subvention pour cela.

 

Il y a 20 ans, Hendaye transitait 90 % des agrumes venant d’Espagne en direction de toute l’Europe, même si sur ce point, au niveau des agrumes, je préconise plutôt de consommer « local » et de ne pas aller les chercher en Andalousie. Transitait aussi les ardoises des carrières d’Andalousie vers l’Alsace, les Alpes, et ce ne sont que quelques petits exemples…

 

Ces voies sont utilisées maintenant par des trains régionaux mais les cadences horaires sont inadaptées aux besoins de nos étudiants, nos salariés et même de nos vacanciers qui pourraient visiter la côte par ce moyen et ainsi participer au développement durable de notre région.

 

Elles sont sous exploitées car la politique du transport veut bien les sous exploiter ; encore il y a un an, la ligne St Jean Pied de Port / Bayonne aurait été supprimée sans l’intervention du Président de Région M. ROUSSET.

 

Reporter le projet pour se donner le temps de la réflexion, pour adopter la meilleure solution, oui, mais avancer des arguments quelque peu contestables pour gagner du temps, non, car les vrais atouts de cette ligne LGV, il faut les prendre en compte.

 

On sait que l’environnement ne peut plus attendre. Cette ligne LGV adaptée avec un bon réseau local pour étendre les habitudes de transports en commun, dégorger le routier extrêmement polluant, pourrait ainsi participer ainsi à un vrai développement durable dans notre région.

 

Si j’approuve cette voie pour bien des raisons, je me pose malgré tout des questions.

 

Aucune de ces 29 communes n’ont été animées par un esprit de solidarité quant à dénoncer la privatisation de la SNCF.

 

Le transport public tout comme la santé, l’éducation, l’eau, sont du domaine du bien commun ; pourtant cette LGV sera dans les mains d’une entreprise privée et risquera à terme d’exclure les usagers les moins fortunés du transport en commun.

 

Est-ce pour faire avancer nos droits à tous à la modernisation et aux droits fondamentaux, ou est-ce pour toujours plus de rentabilité et de capitalisme ?

 

Si c’est uniquement dans un contexte de privatisation et de marchandisation des transports, il est difficilement acceptable de voir les bienfaits de ce projet et voir les finances publiques amputées.

 

Avec la suppression de la taxe professionnelle et le désengagement de l’Etat sur les collectivités, chaque investissement dans l’intérêt collectif et pour le maintien à l’accès des droits fondamentaux devient chaque jour plus prioritaire à celui du droit individuel.

 

Je suis pour un développement économique et écologique de ma région, une vraie politique de transports que je crois M. SALLABERRY vous présidez au sein de la Communauté de Communes, à condition que ce projet répondre au vrai besoin de nos populations ».

 

ADOPTÉ A L’UNANIMITÉ DES SUFFRAGES EXPRIMES –

1 Abstention : Melle CAZALIS

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