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CONSEIL MUNICIPAL DU 19 FEVRIER 2010. Vous parlez de reprise
économique, il est vrai avec prudence, mais sachez que pour beaucoup de
Français elle reste essentiellement virtuelle. Beaucoup d'entre nous jeunes,
étudiants, chômeurs en fin de droits, salariés, précaires, retraités vivent de
plus en plus difficilement, avec l'angoisse du lendemain. Car malgré les grandes
déclarations très médiatisées, les responsables politiques au pouvoir n'ont
rien changé. On garde les mêmes méthodes et on recommence. Avec une prudence de
Sioux, mais aussi un zeste de réalisme, vous qualifiez cette reprise de
fragile. Je partage cette analyse
car notre économie est toujours pilotée par les marchés financiers. Les mêmes
causes vont provoquer les mêmes effets: montée du chômage, poursuite de la
pression sur la masse salariale, développement de la précarité pour affaiblir
la résistance des salariés etc...Même si une reprise d'activité se dessine,
elle butera très vite sur les exigences de rentabilité de la finance et de ses
actionnaires. Les mouvements sociaux sont là pour nous le rappeler. Dans un autre temps et en
d'autres lieux, on s'empresserait de qualifier cette crise de faillite d'un
système économique. Or, aujourd'hui le système
capitaliste régnant en maître absolu aidé par divers satellites(FMI, OMC...)
c'est l'omerta, il ne faut surtout pas parler de faillite du système
capitaliste...et pourtant comment qualifier autrement un système économique qui
a mis à la rue des millions de gens, qui a provoqué des émeutes de la faim dans
le monde, alors qu' on est pas sûr qu'elle ait entamé sa convalescence et dont
on sait déjà qu'il débouchera sur une autre crise encore plus sévère?
J'en ai fait l'amère
expérience: -lors du dernier mandat, toujours en
commission d'urbanisme, nous avons unanimement et de façon très sincère, voulu
sécurisé le site d'Udaskéna de la spéculation foncière. Sauf que nous n'avions
pas prévu que le Centre Hospitalier de la Côte Basque, à travers une subtilité
juridique, mettrait à disposition d'une personne privée ce terrain pour un
projet de clinique privée à but commercial. Ce projet nous choque car
on ampute le parc de la maison de retraite publique pour un projet complètement
déconnecté des besoins des luziens, alors que dans le même temps nous ne sommes
pas capables aujourd'hui de répondre à la demande d'un centre d'accueil de jour
qui aurait toute sa place à cet endroit. Beaucoup de familles luziennes sont en
attente d'une telle structure. Face à ce projet qui prive
la commune et le centre hospitalier de la Côte Basque d'une emprise foncière
essentielle afin de répondre aux besoins de ses habitants, Monsieur le Maire
vous vous êtes montré bien silencieux et c'est ce que l’on vous reproche. Car
qui ne dit mot consent. Ce projet aurait mérité
que vous vous impliquiez et défendiez un autre projet à Udaskena afin de
répondre aux besoins des familles qui attendent une structure publique qui soit
en adéquation avec leurs possibilités financières. Ensemble nous pourrions exiger
que ce projet ne se réalise pas à cet endroit. C'est à dire affirmer une
volonté politique forte. Tout en étant consciente
de la difficulté de la tache je voudrai rappeler aux décideurs que la mixité
sociale ce n'est pas uniquement une combinaison de plusieurs types de logements
dans un même endroit mais que la mixité sociale doit s'exercer aussi à travers
le territoire. Le logement social n'a pas
vocation à être systématiquement en périphérie. Le concept de la mixité
sociale, qui part d'un sentiment louable en encourageant le vivre ensemble afin
d'éviter les ghettos paraît difficile à faire partager. Hélas. A ce propos Monsieur le
Maire, vous vous êtes engagé à réalisé une étude de faisabilité concernant la
réalisation de logements sociaux à destination " sénior" en centre
ville. Allez-vous reporter la
ligne budgtaire, de 40 000 euros, destinée à cet effet, non utilisés en 2009
sur 2010?
Yvette Debarbieux Élue
communiste
Question d'actualité du
conseil municipal du 19 février 2010:
Un courrier vous avait été
adressé le 19 novembre dernier par BATERA, vous demandant si vous accepteriez
de soutenir la démarche, ou au moins de proposer à votre conseil de le faire. N'ayant pas vu ce point à
l'ordre du jour du dernier conseil municipal le 11 septembre dernier, nous
déposons aujourd'hui cette question écrite afin de connaître votre réponse à
cette demande, et de la relayer pour qu'elle soit traitée dans le cadre ou en
marge de la séance de ce jour. Il nous appartient de
faire vivre la démocratie locale. - la suppression de milliers de petites
communes rurales et beaucoup de petites communes proche des grandes
agglomérations car elles seront absorbées par celle-ci. - le regroupement de plusieurs régions en
inter régions pour ce qui le souhaite dans un premier temps, - l'instauration du conseiller
territoriale qui est un avant-goût de la disparition du département. Bref aujourd'hui on
recentralise, les préfets ce voient attribués beaucoup plus de pouvoir car eux
on les contrôles étant donné qu'on les
nomme alors que les élus locaux sont là par la volonté du peuple à travers le résultat d'élection démocratique. Dans ce contexte la notion
de territoire va obligatoirement ressurgir tôt ou tard. On peut regretter la
disparition des" Pays" dans la réforme. Elle pouvait apporter une
réponse. Yvette Debarbieux
élue communiste. |