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Les tartuffes de la crise
Dans ce climat social tendu, le scandale est trop voyant alors les
critiques se déchaînent: “Le G20 d´avril dernier à Londres n´a servi à rien!” Mais qui avait vu juste à l´époque? A la une des serviteurs de l´Elysée
et du capitalisme, le Figaro titrait le 3 avril dernier: “Accord mondial pour
un nouveau capitalisme”.Pour les Echos c´était “Le choc de confiance”.A la une
de Libé:”Un G20 pas vain”.Enfin pour le Monde:”Le G20 pose les nouvelles règles
du capitalisme mondial”. N.Sarkozy qui avait voulu et obtenu ce “sommet” pour "moraliser le
capitalisme" affirmait lors de sa conférence de presse finale: “les
résultats vont au -delà de ce que nous pouvions imaginer” Seule la voix critique du journal l´Humanité venait troubler la
psalmodie fervente de ces derviches tourneurs de l´info.A sa une du 3 avril: “G20,
ils se moquent du monde!” Pourquoi? D´ici 2010, 5000 milliards de dollars vont
être jetés dans le brasier de la crise par les pays du G20. Sans aucun contrôle
public.Cela ne peut que remettre d´aplomb le système financier capitaliste pour
qu´il fonctionne à nouveau comme avant, c´est à dire come un gigantesque
aspirateur de richesses mondiales produites par les salariés et les
agriculteurs de la planète.Et ils le savent ! Les tartuffes de la crise existent aussi à gauche: DSK, le directeur du
FMI, n´est pas en reste. Dépensier lorsqu´il s´agit de sauver “les grands
équilibres” il ne tarissait pas de louanges à l´issue du sommet londonien: “C´est
le plan mondial de relance que nous avions demandé et nous avons été suivis”. Enfin, il faut porter un regard critique sur les actes de nos
parlementaires face à ce débat. Le vote qui a eu lieu à l´Assemblée Nationale
sur le “Plan français” de soutien aux banques a mobilisé 360
milliards d´euros sans aucun contrôle public. Seul le groupe communiste
a voté contre. Ça méritait bien
une chappe de plomb médiatique pour ne pas troubler un certain consensus.Mais
la suite des événements nous donne raison.
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