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Question d’actualité C'est une pratique d'un
autre âge injuste autant que violente. La cherté du logement (même
en HLM, les PLS ne devraient pas rentrer dans le calcul des logements sociaux)
réduit le pouvoir d’achat des ménages, voire les précarise. L’offre de
logements à loyer abordable est très nettement insuffisante à Saint-Jean-de-Luz.
La crise du logement s'étend. Avec la crise, la montée du chômage et des effets
de la loi Boutin qui réduit par trois les délais d'expulsion. Davantage de
locataires sont menacés, alors que les loyers et les charges ne cessent de
croître. L'application de
l'obligation du droit au logement opposable(DALO) est trop souvent impuissante,
faute de moyens liés à l'offre de logements accessibles. Le Conseil Constitutionnel
du 29 mai 1990 affirme que "la promotion du logement des personnes
défavorisées" répond à "une exigence d'intérêt national". La loi n°98-657 du 29
juillet 1998 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions, précise
que " la lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur
le respect de tous les êtres humains et une priorité de l'ensemble des
politiques publiques de la Nation" et que "l'Etat, les collectivités territoriales
(...) participent à la mise en œuvre de ces principes". Ces textes interdisent et
désavouent le fait de mettre en danger des personnes et des enfants, victimes
d'expulsions locatives. Tout converge pour dire
que l'expulsion n'est pas une solution. Elle est plutôt un traitement
aggravant. En vertu de quoi je
m'adresse à vous, Monsieur le Maire, ainsi qu'à mes collègues de ce conseil
municipal pour vous demander de prendre un arrêté qui déclare la ville de Saint-Jean-de
Luz ville hors expulsion sans solution de relogement.
Yvette Debarbieux
Groupe de gauche Élue
communiste
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